Blog · 05/09/2026

Comment Air Observatoire construit ses graphiques historiques

Du fichier horaire au graphique quotidien : import, déduplication, agrégation et contrôle de couverture. Voici le chemin suivi par les données avant leur affichage.

Comment Air Observatoire construit ses graphiques historiques

Un graphique historique paraît simple à l’écran, mais il résulte de plusieurs étapes techniques. Air Observatoire a été conçu pour ne pas appeler une API externe à chaque consultation : les données sont collectées périodiquement, stockées localement puis agrégées avant d’être affichées.

Étape 1 : importer les mesures horaires

Le flux national de mesures est récupéré de façon périodique. Chaque observation est associée à une station, un polluant et un horodatage. Une contrainte d’unicité empêche d’insérer deux fois la même combinaison station–polluant–heure.

Étape 2 : conserver la station d’origine

La mesure reste liée à sa station afin de préserver la traçabilité. Les métadonnées disponibles — coordonnées, influence, type ou réseau — sont conservées séparément. Cette relation permet ensuite de revenir du graphique territorial vers les observations sources.

Étape 3 : calculer les agrégats quotidiens

Pour chaque station et chaque polluant, le site calcule une moyenne, un minimum, un maximum et un nombre d’échantillons par jour. Les valeurs manquantes ne sont pas remplacées par zéro. Une journée peu documentée reste donc identifiable.

Étape 4 : construire les agrégats ville

Les stations géolocalisées sont rattachées à une commune. Les séries territoriales sont ensuite construites à partir des stations disponibles pour ce territoire. Elles constituent un repère statistique, et non une carte continue de concentration à l’échelle de chaque rue.

Étape 5 : produire les fenêtres 7, 30 et 90 jours

Des rollups locaux permettent d’obtenir rapidement moyennes, minima, maxima, nombre de jours, nombre d’échantillons et évolution par rapport à la période précédente. Ces calculs sont stockés en base afin de rendre les pages rapides et reproductibles.

Étape 6 : bâtir l’historique mensuel

Lorsque la profondeur devient suffisante, les agrégats quotidiens sont regroupés par mois. Cette couche facilite les futures comparaisons saisonnières et année sur année. Les pages historiques restent toutefois soumises à un seuil minimal de données avant d’être rendues indexables.

Pourquoi cette architecture est importante

Le stockage local réduit la dépendance aux quotas et aux indisponibilités temporaires des sources externes. Il permet aussi de recalculer les statistiques si une logique d’agrégation évolue, sans perdre les observations brutes déjà importées.

Comparer avec des données locales

Pour comparer concrètement les situations locales, consultez aussi la qualité de l’air à Paris, la qualité de l’air à Lyon et la qualité de l’air à Grenoble.

Références et sources

Ces références servent à replacer les données dans leur cadre officiel. Air Observatoire reste un observatoire indépendant et ne se substitue ni aux AASQA ni aux autorités sanitaires.

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